‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 129 sur 160 · CHANSONS, XVII, 3 — XX · texte numérisé non relu

CHANSONS, XVII, 3 — XX

Mais de nulle riens ne me plains Fors qu’il ne m’a tost raençonné ; Car bien lui seroit guerdonné, Se j’estoie hors de ses mains, Belle, [que je cheris et crains.] 13

A Dame, tant qu’il vous plaira [p.253]

De me faire mal endurer,

Mon cueur est prest de le porter, Jamais ne le refusera. | 4

En esperant qu’il guerira, En cest estat veult demourer, Ma Dame, [tant qu’il vous plaira] De me [faire mal endurer.] 8

Une fois pitié vous prandra, Quant seulement vouldrez penser Que c’est pour loyaument amer Vostre beauté qu'il servira,

Ma Dame, [tant qu’il vous plaira !] 13 NE la regarder vous gardez [p. 254]

La belle que sers ligement; Car vous perdrés soudainement Vostre cueur, se la regardez. 4

CHARLES D'ORLÉANS

Se donner ne le lui voulés, Clignez les yeulx hastivement :

De la ‘regarder vous gardez] La belle [que sers ligement.| 8

Les biens que Dieu lui a donnez Emblent un cueur soubtilement.

Sur ce prenez avisement,

Quant devant elle vous vendrés ;

De la regarder vous gardez !] 13 UIS que je ne puis eschapper [p. 2ÿj.

De vous, Courrous, Dueil et Tristesse, I] me couvient suir l’adresse Telle que me vouldrés donner. 4

Povoir n’ay pas de l’amender, Car Doleur est de moy maistresse, Puis [que je ne puis eschapper] De vous, {Courroux, Dueil et Tristesse.’ 8

Si manderay par un Penser À mon las cueur, vuit de liesse, Qu'il prangne en gré sa grant destresse, Car il lui fault tout endurer, Puis [que je ne puis eschapper !| 1}

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