‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 148 sur 160 · CHANSONS, LXXIV, I — LXXVII · texte numérisé non relu

CHANSONS, LXXIV, I — LXXVII

Enpli toute d’assez plaisant gibier ;

Et puis je peu mon cueur, au derrenier,

Sur un faisant d’'Esperance Celee,

En gibessant [toute l’aprés disnee.] 13

UE faut il plus a ung cuer amoureux, [p. 341 Quant assiegé l’a Dangier de Tristesse,

Qu’avitailler tantost sa forteresse D'assez vivres de Bon Espoir eureux ? 4

Cappitaine face Desir Songneux Qui, nuyt et jour, fera guet sans peresse :

Que fault il plus [a ung cuer amoureux!

{Quant assiegé l’a Dangier de Tristesse?! 8

Artillié soit d'Avis Avantureux, Coulevrines et canons a largesse, Prestz, assortiz et chargiez de Sagesse, Es boulevers et lieux avantageux :

Que faut il plus [a ung cuer amoureux ?] 13 Es maleureux porte le pris, [p. 342]

Servant Dame loyalle et belle, Qui, pour mourir en la querelle, Nascheve ce qu'a antrepris. 4

Diffamé de droit et repris

CHARLES D'ORLÉANS

Par devant dame et damoiselle, Des maleureux [porte le pris;] [Servant Dame loyalle et belle.] 8

: Pourquoy est d’amer si espris Quant congnoist que son cuer chancelle En soy donnent repreuve telle ?

Ou a il ce mestier apris ?

Des maleureux [porte le prix !] 13 LXX VII N amer na que martire, [p. 343]

Nulluy ne le devroit dire Mieulx que moy ; J'en sauroye, sur ma foy, De ma main ung livre escripre, fs

Ou amans pourroient lire, Des yeulx larmoyans sans rire, Je m'en croy ; [En amer n’a que martire.] 9

Des maulx qu'on y peut eslire Cellui qui est le mains pire, C'est Anoy Qui n’est jamés apart soy :

Plus n’en dy, bien doit souffire :

En amer [n’a que martire.] 15

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