‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 150 sur 160 · CHANSONS, LXXX, IO — LXXXIV · texte numérisé non relu

CHANSONS, LXXX, IO — LXXXIV

Cure n'’atirer donné.

Mon. cueur [plus ne volera,] [Il est enchaperonné !| 8

Se sa gorge gettera, Je ne sçay, car gouverné Ne l’ay, mais abandonné; Soit com a venir pourra, Mon cueur {plus ne volera !]| 13

HASCUN dit qu’estez bonne et belle, | p.355] Mais mon euil jugier ne saura, Car Lignage m’avuglera, Qui maintendra vostre querelle. 4

Quant on parle de demoiselle Qui a largesse de biens a, Chascun dit [qu’estez bonne.et belle, | [Mais mon euil jugier ne saura. | 8

À nostre assemblee nouvelle, Verray ce qu’il m'en samblera ; Et, s’ainsi est, bien me plaira ; Or, prenons que vous soyez telle,

Chascun dit [qu’estes bonne et belle, | 1} NCORE lui fait il grant bien [p. 356]

De voir celle qu'a tant amee

CHARLES D ORLÉANS

À cellui qui cueur et pensee Avoit en elle, comme tien.

Combien qu'il n’y ave plus rien Et qu’aultre la lui ait ostee, Encore lui : fait il grant bien De voir celle qu'a tant amee.:

En regardant son doulz maintien Et son fait qui moult lui agree, S'il la peut tenir embrassee, Il pense que une fois fut sien ; Encore ‘lui fait il grant bien.|

VUGLE et assourdy De tous poins en nonchaloir, Je ne puis ouir ne voir | Chose dont soye esjouy.

De desplaisant ou marry Tout m'est un, pour dire voir, Avugle [et assourdy,]

[De tous poins en nonchaloir.]

Ës escolez fu nourry D'Amours, pensant mielx valoir ; Quant plus y cuiday savoir,

Plus m'y trouvay rassoty, Avugle [et assourdy !]

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