‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 19 sur 160 · XX | LES POÉSIES · texte numérisé non relu

XX | LES POÉSIES

O2. = Bibliothèque nationale, ms. fr. 1104. Très beau manuscrit sur vélin, d’une belle écriture uniforme, aux armes de Charles d’Orléans, recouvert d'une magnifique reliure au chiffre de Catherine de Médicis :. |

Ce précieux joyau n’a pour ainsi dire pas de valeur pour létablissement du texte de nos poésies. Ce n'est qu'un grand souvenir. Cet exemplaire est la copie, la mise au net du manuscrit O exécutée mécaniquement. Le scribe n’a fait que tourner les pages du précédent recueil, les copiant comme il les avait sous les veux, sans comprendre l’ordre dans lequel on doit lire les pièces de l’album poétique du duc d'Orléans. Au fol. 1 vo il transcrit purement et simplement les pièces qu’il a omises par distraction. De plus, ce copiste a recueilli quelques pièces du ms. de Carpentras :. Comme ce manuscrit contient au fol. 49 ro le texte du discours de Charles d'Orléans prononcé au procès du duc d'Alençon, le 8 octobre 1458, il ne peut avoir été commencé avant cette date. Par contre il était terminé avant qu’on écrivit sur le ms. fr. 25458 les pièces : Gardez vous bien du cayement.…, Des droiz de la Porte Baudet.., Gardez vous bien de ce fauveau... Deux rondeaux de Robertet et de Cadier à la gloire de Charles d'Orléans ne se rencontrent que là. Postérieur à l’année 1458, ce ms. a certainement été exécuté pour Charles d’Orléans comme le montrent les armes au fol. 1, donc avant 1465 1.

Nous .serons très bref sur les autres sources manuscrites des poésies de Charles d'Orléans qui sont des copies partielles plus ou moins tardives et qui sont utiles à consulter surtout pour compléter différents débats poétiques.

H. = British Museum, Harley 6916, petit manuscrit écrit sur

I. PER ARDVA SVRGVO. — Ce manuscrit a été décrit par mon maître Auguste Longnon, Œuvres complètes de François Villon, 1892, p. xcr-xctr. — Il existe à la Bibliothèque de l’Arsenal une copie de ce manuscrit avec des notes de La Curne de Sainte-Palaye.

2. La petite lettre f qui se trouve devant les pièces poétiques des deux manuscrits Le prouve absolument. Elle doit signifier fait, c’est-à-dire reconnu par le scribe qui a fait la collation.

3. Sur un feuillet de garde (fol. 143 r°) Auguste Longnon a retrouvé le texte transcrit de mémoire de la ballade de la grosse Margot. Sur cette même page est un rondeau de Thomassin de l’extrême fin du xv° siècle ou du début du xvi*.

ÉTUDE DES MANUSCRITS (O*, H,P,L,R, S) xxi

papier, seconde moitié du xve siècle :. Copie presque complète et, à mon sentiment, très peu postérieure à O. |

P. = Bibliothèque del’Arsenal, ms. n° 3457, volume sur parchemin écrit au temps de Eouis XI. La dernière pièce transcrite p. 277 est le rondel Des arrerages de Plaisance. C’est un extrait, dans un assez grand désordre, et non terminé 2.

L. — British Museum, Lansdowne 380, petit volume de papier, écrit de diverses mains, et datant de la fin du xve siècle 3. I] contient un grand nombre de poésies du xve siècle, prières, poésies pieuses, les Vigiles des morts de Pierre de Nesson, etc. Les poésies de Charles d'Orléans se rencontrent fol. 147-218 sous le titre : Ballades plaisans et joyeulx.

R. — Bibliothèque nationale, ms. fr. 9223, petit volume écrit sur vélin dans la seconde moitié du xve siècle, qui a servi de base à la publication de M. Gaston Raynaud (Rondeaux et autres poësies du XVe siècle, 1889). Il présente en outre un certain nombre d’imitations de morceaux du cercle poétique du duc d'Orléans qui permettent de compléter plusieurs débats 4.

S. — Bibliothèque nationale, ms. fr. 1719. Ce manuscrit, qui remonte à la fin du xve siècle, a été étudié très complètement par Marcel Schwob qui en a donné la table (Le Parnasse satyrique du XVe siècle ; Paris, 1905). Les fol. 41-70 et 114-141 nous présentent une collection très analogue à celle que nous rencontrons dans le ms. précédent et, parmi beaucoup de pièces d’un ton très libre, nous trouvons une série de pièces de Charles d'Orléans et surtout de ses collaborateurs et imitateurs. |

1. Voir l’ancien catalogue, vol. III, p. 448, col. 1; Francisque Michel, Rapports au Ministre, 1839, p. 285. — Ce manuscrit a été consulté par l'abbé de La Rue (Essais sur les bardes, t. II).

2. Sur le feuillet de garde, d’une main contemporaine, signature de Lyonnet Doureille, avec la devise : Ef vous ma partye. Au début un charmant billet de La Monnoye daté du 31 janvier 171$. Signature du marquis de Pauimy.

3. Voir Catalogue des mss. Lansdowne, NN, p. 110-111. — Ce manuscrit était en Angleterre dans la première partie du xvi° siècle. On lit au fol. r, d'une écriture de ce temps : by the ley surles band de vouster pouver servituer Thomas Kendell.

4. P. Champion, Remarques sur un rucueil de poésies... (Romania, XL VII, 1922, p. 106.)

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