‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 29 sur 160 · LES ÉDITIONS | XXIX · texte numérisé non relu

LES ÉDITIONS | XXIX

La notice que nous avons consacrée au ms. G montre que ce point de vue doit être modifié : G n’est qu’une copie du « libellus » datant de 1453. — Champollion-Figeac a connu en outre les ms. B; O qu’il tient avec raison pour le moins incorrect; O: qu'il a tort de croire le prototype de O ; P, C dont il a donné pour la première fois une notice, les quatre manuscrits de Londres. Ce sont là des sources abondantes. Mais l’auteur n’a pas su les classer et il était si peu préparé à la connaissance de la poésie ancienne qu'il rejetait de l’œuvre de Charles d'Orléans les ballades contenant la . formule d’envoi au Prince (p. xxxiv)!

L'année 1842 vit paraître une autre édition des compositions de Charles d'Orléans (Poëstes de Charles d'Orléans publiées avec l'autorisation de M. le ministre de l'Instruction publique d’après les manuscrits des Bibliothèques du Roi et deel Arsenal par ]. Marie Guichard ; Paris, Ch. Gosselin, 1842, in-12). Cette édition, sans introduction, parut huit jours avant celle de Champoillion-Figeac, et fut un peu plus tard complétée par J. M. Guichard qui emprunta pas mal d’éclaircis- sements historiques à son confrère de la Bibliothèque. Mais l’édition de J. M. Guichard n'est pas beaucoup meilleure que celle de Champollion-Figeac. D’instinct, J. M. Guichard a suivi le texte de O:, corrigé par O. Son édition présente donc toutes les imperfections et les erreurs de copiste signalées dans la notice consacrée à Où. L

L'édition que donna Charles d’'Héricault en 1874 (Poésies complètes de Charles d'Orléans revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaires ; Paris, Jannet; nouveau tirage en 1896, Paris, Flammarion, 2 vol. in-12) est fort agréable et marque un progrès réel sur les précédentes. L’auteur a connu les mêmes sources (t. IT, p. 285-292). Il a reconnu la valeur, le « caractère plus personnel » de O. « Le format relativement plus leste, l'apparence du manuscrit qui, comparé à ses frères in-folio ou in-quarto, fait songer aux manuscrits des jongleurs, ses conditions intérieures, m’ont donné à penser qu'il avait pu être écrit pour Charles d'Orléans par un secrétaire attaché à sa maison, à la personne de l’auteur, chargé de tenir copie et de mettre au net les poésies dans l’ordre et selon le temps où elles étaient composées... La copie est reprise, mais plus tard et par un

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