‹ Poésies éditéesChapitre 14 sur 183 · RONDEAUX, XLII, 6 — XLVI · texte numérisé non relu

RONDEAUX, XLII, 6 — XLVI

Par Dieu, dez cieulx ‘Chemin prendra, Ou pis, [ou mieulx.;

En aucuns lieux, Fortune, or ça, On vous verra Plus cler aux yeulx, Ou pis, fou mieulx.]

EN mez mains une foiz vous tiens, Pas ne m’eschaperés, Plaisance, Ja Fortune n'aura puissance Que n’aye ma part de voz biens ;

En despit de Deuil et dez siens, Qui me tourmentent de penance, S’en mez mains {une foiz vous tiens.}

Doy je tous jours, sans avoir riens, . é Languir en ma dure grevance :

Nennil, promis m'a Esperance Que serez de tous poins dez miens, S'en mez [mains une foiz vous tiens.|

LUS penser que dire Me couvient souvent, Sans moustrer comment N'a quoy mon cueur tire.

CHARLES D'ORLÉANS

Faignant de sousrire, Quant suis tresdolent, Plus [penser que dire Me couvient souvent.]

En toussant, souspire Pour secrettement Musser mon tourment.

C'est privé martire, Plus [penser que dire]

E ne suis pas de sez gens la À qui Fortune plaist et rit, De reconfort trop m’escondit, Veu que tant de mal donné m'a.

S’on demande comment me va,

Il est ainsi, comme j'ay dit :

Je ne jsuis pas de sez gens la À qui Fortune plaist et rit]

Quant je dy que bon temps vendra, Mon cueur me respont par despit :

Voire, s'Éspoir ne vous mentit, Plusieurs deçoit et decevra.

Je ne [suis pas de ses gens la A qui Fortune plaist et rit]

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