RONDEAUX, XXXVIIL, II — XLII
S'on rit, pleurer lui est d’acoustumance ; S’il peut, a part se met le plus souvent, Afin qu’a nul ne tiengne parlement ; Pour le guerir ja mire ne s’avance :
De riens [ne sert a cueur en desplaisance. 12
IES VOUS y! [p.375 | À qui?
En quoy?
Comme je voy, Riens n’est sans sy. s
Ce monde cy À sy Pou foy.
Fiés [vous y !] 9
Plus je n’en dy, N'escry, Pour quoy ?
Chascun j'en croy S'il est ainsy ; Fiés [vous y!] 1
E legier pleure a qui lalippe pent; [p.376] Ne demandés jamais comment lui va, Laissez l’en paix, il se confortera, Ou en son fait mettra apointement. 4
314 CHARLES D ORLÉANS
À son umbre se combatra souvent, Et puis son frein runger lui convendra :
De legier pleure a qui la lippe pent.] 7
CN
S’on parle a lui, il en est mal content; Cheminee, au derrain, trouvera Par ou passer sa fumee pourra; Ainsi avient le plus communement : | De legier “pleure a qui la lippe pent! 12
OXT viens tu maintenant, Souspir, p.377.
Aportez tu nulles nouvelles ?
Dieu doint que puissent estre telles Que voulentiers lez dove ouir. 4
S'il viennent de devers Desir, Il ne sont que bonnes et belles.
Dont ‘viens tu maintenant, Souspir ?
Mais s’il sourdent de Desplaisir, J'ayme mieulx que tu lez me celes, Assez et trop j'en ay de telles ;
Ne dy riens que pour m'esjouir.
Dont [viens tu maintenant, Souspir ? 12 U pis, ou mieulx, p.378]
Mon cueur aura; Plus ne sera En soussis tieulx. ”