‹ Poésies éditéesChapitre 143 sur 183 · CCCCXXX. — O 531, CO · texte numérisé non relu

CCCCXXX. — O 531, CO

CCCCXXXI. — O 532, O2 111. — On ne sait à quel déplacement ce rondeau fait allusion, mais Ch. d'O. maudit ceux qui le font cheminer lhiver ; cf. CCCCXXXII.

CCCCXXXII — O 532, Où: rit.

CCCCKXKXII. — O 533, O2 rr1.

CCCCXXXIV. — 0 534, O: 171 vo.

CCCCXXXV. — O 535, O2 117 vo. — Ch. d'O. cessa d'écrire à la fin de 1461, mais il peut avoir composé entre cette date et sa mort, qui arriva à Amboise, dans la nuit du 4 au $ janvier 1465.

Ler. CCCCXXXV, salut aux amis, où l’on pourrait voir un adieu à la vie, n'est pas absolument la derniére pièce du ms. fr. 25458 ; muis les trois rondeaux qui suivent sont certainement des additions. La pièce IIT, de Pierre Danche, pourrait être un autographe.

D droiz de la porte Baudet, [b. 536]

Pour toute recompense et paine, Tout au beau long de la sepmaine, Suis servy comme ung grant cadet. 4

Si doulx ne sont que muscadet, Rien n’en vault le fruit, ne la graine Des droiz [de la porte Baudet!] | 7

C’est bien joué du soubz condet,

Puisqu’il le fault, ribon ribayne,

Endurer, comme a la quintayne,

On en deust servir Mistodet, |

Des droiz [de la porte Baudet!] 12

La fin du ms. M est originale; en voici la transcription (p.

RONDEAUX, CCCCXXVI — CCCCKKKV

IT

Bourbon.

ardez vous bien du cavement, Ung chascun, tendez y l'oreille :

Pour vous decevoir tousjours veille :

Escoutez s’il dit vray ou mant,

Il vous trompera. Mes comment ?

Pour ce que sans cesser traveille.

Gardez [vous bien du cayement!]

Dieu met en mal an le Flament!

Vous direz qu’il dort et sommeille Quant il va : mais il se reveille En temps et lieu. Incessamment Gardez vous bien [du cayement].

IT

P. Danche.

Er vous bien de ce fauveau, C’est une dangereuse beste :

Arsoir me donna par la teste

Tant qu'il me rompit le cerveau.

Il est ferré tout de nouveau Et rue comme la tempeste :

Gardez vous bien [de ce fauveau!]

Et combien qu’il foit bon et beau, Doulx au brider et faisant feste

A ung chascun, vous amoneste Que vous ne le peignez sans eau :

Gardez vous bien de ce fauveau!

Ch. 536]

’ay deux pensers dedans mon cueur L’un lombart et l’autre françois; Acorder les fault une fois Pour leur proffit et leur meilleur. 4

À l’aide de Nostre Seigneur, Le capitaine Roy des roys, J'ay deux pensers [dedans mon cueur]. 7

Diligence, par sa faveur,

Apres que l’aray mise en poys

D’aprester fera mon arnois,

Sans tendre qu’a droit et honneur :

J'ay deux pensers dedans mon cueur. 12

J”, 2 francois, 10 fera récrits sur ce grattage ; 12 cueur figuré par un cœur.

Rondel de Monseioneur de Harcourt.

ouche close, l’oreille ouverte Convient pour le jour d’ui avoir :

Qui vieult jouer au plus savoir De leschac a la descouverte. 4

Car gens de cours sont de tel sorte

Qu'il n’est riens plus vrav mensongier.

Leurs bons amis, par raïson forte,

Menent les bras au col noyer. 8

Par une cautelle couverte Qu'Envye en eulx fait esmouvoir Est maint trompé par son avoir,

Dont chascun dolent plaint sa perte, Bouche close, [l'oreille ouverte].

Rondel de mondit seigneur de Lorraine.

ent a plain tref en la mer de Fortune, Sans gouvernail, en tempeste inportune, Suis la route d’ennuyeux desconfort, Qui me conduit et me guide a ung port Le plus maudit qui soit dessoubz la lune.

Je ne voy tour ne ressource nescune

Qui me vaille le montant d’une prune ; Sans nul espoir j’ay tant que Pitié dort, Vent a plain tref [en la mer de Fortune].

En soulte cours, puis je monte en la hune Pour eschever ma piteuse infortune

Et garantir tous mes plaisirs de Mort ; Mais mon las cueur est prins de dueil si fort Qu'il m'est force de ferir en la dune, Vent a plein tref [en la mer de Fortune].

Jehan Monseigneur de Lourraine.

e voy mal faire et mal parler, Je voy meschez renouveller, Je voy loyaulté du tout morte, Je voy traïson aspre et forte, Je voy par tout tout mal aler.

Je voy havneurs entre acoler, Verité vov dissimuller :

Grans et petis sont d’une sorte.

Je voy mal faire et mal [parler]

Je voy vertus au piez fouler,

Je voy amictié desseler,

Raison voy muser a la porte,

Par mehain voy justice torte Quant honneur veult voile caller :

Je voy mal faire [et mal parler].

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