‹ Poésies éditéesChapitre 144 sur 183 · V. 6 fin du mot hayneurs récrile sur ce grattage · texte numérisé non relu

V. 6 fin du mot hayneurs récrile sur ce grattage

Jehan Monseigneur de Lourraine.

e prens le temps ainsi qu’il peult venir, Je mes courroux hors de mon souvenir, Je n'é soucy qui me garde de rire, Je suis d' Amours bien aisé a tenir.

Douresnnavant plus ne veulx vivre en dueil, Doren{droit| plus consentir ne vueil

Qu’ame fors moy ait de mon cueur la garde.

C’est foulie d’asubgetir son vueil,

C’est simplesse que pour ung regard dueil Sans coup ferir ce blesser par mesgarde,

N'ay ge pas droit de joyeulx devenir ?

N'ay ge cause de mon annuy banir ?

N’ay ge raison de rigueur desconfire ?

Ne doy je pas paix et repos eslire ?

Je dy oy : et pour ce maintenir

Je prens le temps [ainsi qu’il peult venir].

e n’ay deffaulte que de veue Et ne me congnois riens qu'a demy ; En Nonchalloir j'ay tant dornty Qu’ay mainte chose descongneue.

Vieillesse tient mon cueur en mue Acompaignee de Soussy :

Je n’ay detfaulte [que de veue].

Plus ne suis de la retenue

De Jeunesse qui n’a banny.

Mais au fort, puisqu'il m'est ainsi, Souffrir fault Fortune advenue :

Je n’ay deffaulte [que de veue].

ais toy, Cuer, pourquoy parles tu ?

Ce est folie de trop parler De ce que ne puis amender :

Ton jangler ne vault ung festu.

Tu pers temps, d'Espoir devestu ; Pense de toy reconforter.

Tais toy, [Cuer, pourquoi parles tu ?]

J'ay desja plusieurs ans vescu .

Et tant congnoiz qu’au paraler Il fault bien ou mal endurer :

Riens ne gaignez d’estre téstu.

Tais toy, [Cueur, pourquoy parles tu ?]

VIH

u’a mon cueur qui s’est esveillé A faire chançon ou ballade ?

Dieu mercy ! il n’est plus malade Tant a par eaue travaillé.

D'Orleans s’est appareillé Aler a Blois mengier salade ; Qu’a mon [cueur qui s’est esveillé?]

Son harnois fourbira rouillé, Quelque foiz aussi sa salade :

Mais qu'il ait joieuse ambassade Tout se trouvera retaillé !

Qu’a mon {cueur qui s’est esveillé ?]

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