‹ Poésies éditéesChapitre 169 sur 183 · VILLEQUIER À CXLVII · texte numérisé non relu

VILLEQUIER À CXLVII

VILLON (François), p. 187-901, 194- 5, pP. 604. Cf. p. 585. Au mois de décembre 1456, avant pris bart au crochetage du collège de Navarre, 1l quitta Paris pour Angers. De là il gagna peut-être Blois pour se faire pensionner par Charles d’Orléans qui appréciait la poésie, On le retrouve quelque temps après à Moulins où Jean de Bourbon lui donna un secours de six écus. Quelle aventure le ramena en Orléanais ? Marie d'Orléans, fille aînée de Charles, naquit le 19 décembre 1457. Estce à cette circonstance, ou plutôt à l’occasion de l'entrée de la petite Marie à Orléans (17 juillet 1460) qu’il sortit de prison ? Dans tous les cas, Villon fit un éloge ému de l'enfant, de sa mère, du « doulx seigneur » Charles d’Orléans. Il prit part à Blois à la dispute sur le thème des contradictions : « Jemeurs de soif aupres

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de la fontaine », où il a dit de lui st joliment : « Je riz en pleurs ». Toutes les pièces de Villon sont transcrites d'une même écriture caractéristique. Il ne s'agit pas d'autographes, mais de copies faites directement sur des papiers du poète, laissés par lui dans un certain désordre. Cette observation nous permet de restituer très vraisemblablement à Villon la pièce : « Parfont conseil ex1imium»,quile monire au courant des plaisanteries du milieu de Charles d'Orléans, ayant feuilleté son manuscrit qu'il nomme un « saint livre ». Villon devait passer l'été de 1461 dans la geôle de l'évêque d'Orléans, à Meung-sur-Loire, d'où le tira la joyeuse entrée de Louis XI (octobre 1461).

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