‹ Poésies éditéesChapitre 27 sur 183 · RONDEAUX, LXXVII, $ — LXXX · texte numérisé non relu

RONDEAUX, LXXVII, $ — LXXX

Je me sens foulé du harnois, Et veulx reprandre mon alaine.

Raisonnable cause m’y maine, Excusé soye ceste fois, Pour ce [qu’on joute a la quintaine À Orleans, je tire a Blois.]

Je vous promet que c’est grant paine

De tant faire « baille lui bois » :

Eslongner quelque part du mois

Vault mieulx, pour avoir teste saine,

Pource !qu’on joute a la quintaine.|

Es arreraiges de Plaisance,

Se quelque part j’en peusse avoir, Du surplus donnasse quictance.

Mais, au pois et a la balance, N’en puis que bien peu recevoir Des arreraiges [de Plaisance, Dont trop endebté m'est Espoir.]

Usure ou perte de chevance Mectroye tout a non chaloir, Se je savoye, a mon vouloir, Recouvrer prestement finance Des arreraiges {de Plaisance.]

; * IP. 414 Dont trop endebté m'est Espoir,

LR Ÿ

CHARLES D ORLÉANS

ENXXT

M. ces deux povres veulx à

Qui tant ont nagé en Plaisance (2112 se navent sans recouvrance; Je les tiens mors où presque tieulx.

V'iiés les tost, se vous ait Dieulx, kan la sentine d’Aleseance ; Rescouez ces deux povres veulx Qui tant ont nagé en Plaisance.

Courés ÿ tous, Jennes et vieulx, Ft a cros de bonne Espérance, De Jes tirer hors c'om s’avance!

Chascun y face qui miculx mieulx :

Rescouez ces deux povres veulx !

EXKKII

Page 1