‹ Poésies éditéesChapitre 48 sur 183 · RONDEAUX, CXXXIX, I —— CXLII · texte numérisé non relu

RONDEAUX, CXXXIX, I —— CXLII

Se n’y monstrez vostre doulceur, Vous en pourrez recevoir blasmes ; Tost orra prieres de fames Dangier, des dyables le greigneur, Dedens [l’abisme de douleur.|]

Gilles des Ormes.

edens labisme de douleur Sont tourmentez par grant fouleur Maints cuers, par faulte de secours, Qui n'ont a personne recours, Qu’a Pitié, qui detient le leur.

Car, quant ilz ont servy, on leur Taille la broche sans couleur ; Lors ilz s'en vont languir le cours Dedens [labisme de douleur.]

Par Dieu ! est faulte de valeur A ceulx qui le font par chaleur, Et de fait, les tiennent si cours Qui leur fault user tout le cours De leur vie, en paine et maleur, Dedens l'abisme [de douleur.]

T ne cesserez vous jamais ? Tousjours est à recommancer ; C’est folie d’y plus penser, Ne s’en soussier desormais.

Ch. 452)

CHARLES D'ORLÉANS

Plus avant j'en diroye mais, Rien n’y vault flacter ne tanser :

Et ne cesserez [vous jamais ?

Tousjours est à recommancer.]

Passez a plusieurs moys des Mays Qu’Amour vous vouldrent avanser ; Mal les voulez recompanser,

En servant de telz entremais :

Et ne cesserez [vous jamais ?]

ui ne le me font Pour voir que feroye Et se je sauroye Leur donner le bont !

Puisque telz ilz sont, Affin qu’on les voye, Qu'il ne le me font Pour voir que feroye !]

Droit a droit respont, Payer les vouldroye De telle monnoye Qu'il desserviront ; | Qu'il ne le me font!]

ES en voulez vous garder Ces rivieres de courir

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