‹ Poésies éditéesChapitre 49 sur 183 · RONDEAUX, CXLII, $ — CXLV · texte numérisé non relu

RONDEAUX, CXLII, $ — CXLV

Et grues prendre et tenir Quant hault les veez voler ?

À telles choses muser Voit on folz souvent servir : Les [en voulez vous garder Ces rivieres de courir ?]

Laissez le temps tel passer Que Fortune veult souffrir, Et les choses avenir Que l’en ne scet destourber.

Les [en voulez vous garder ?]

OUS vistes que je veoye

Ce que je ne vueil descouvrir,

Et congnustes, a l’ueil ouvrir, Plus avant que je ne vouloye.

L'’ueil d’embusche saillit en voye,

De soy retraire n’eust lesir, Vous [vistes que je le veoye Ce que je ne vueil descouvrir.]

Trop est saige qui ne foloye, Quant on est es mains de Plaisir, Qui lors vint vostre cueur saisir Et fist comme pieça souloye ; Vous [vistes que je le veoye.]

CHARLES D'ORLÉANS

A veez vous la, la lyme sourde, Qui pense plus qu’elle ne dit?

Souventesfoiz s’esbat et rit À planter une gente bourde.

Contrefaisant la coquelourde, Soubz ung malicieux abit, La veez vous [la, la lyme sourde Qui pense plus qu'elle ne dit ?]

Quelle part que malice sourde, Tost congnoist s’il y a prouffit.

Benoist en soit le saint Esprit Qui de si finete me hourde!

La veez vous [la, la lÿme sourde ?]

ELAS! et qui ne l’aymeroit De Bourbon le droit heritier, Qui a l’estomac de papier Et aura la goute de droit!

Se Lymosin ne lui aidoit, Il mourroit, tesmoing Villequier.

Helas, [et qui ne l’aymeroit De Bourbon le droit heritier ?]

Jamais plus hault ne sailliroit, S’elle lui monstroit ung dangier ; Et'pource, Fayete et Gouffer,

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