RONDEAUX, CLVI, 9 — CLX
Prenez qu’on ait dueil ou plaisir, En brief temps, ou longue demeure, À tout bon compte [revenir Couvendra, qui qu’en rie ou pleure.] 8
Las! on ne pense qu’a suyr Le monde qui toujours labeure, Et quant on cuide qu’il sequeure, Au plus grant besoing vient faillir
À tout bon compte [revenir.] 13 OUS estes paié pour ce jour, [p. 342]
Puis qu’avez eu ung doulx regart. »
Devant ung ancien regnart Tost est apparceu ung tel tour. 4
Quant on a esté a sejour, Ce sont les gaiges de musart :
« Vous estes paié | pour ce jour, Puis qu’avez eu ung doulx regart. »] 8
Î1 souffist pour vostre labour :
Et s’aprés on vous sert de l’art, Prenez en gré, maistre coquart, Ce n’est qu’un restraintif d’amour :
« Vous estes [paié pour ce jour ».] 13
us qu’estes en chaleur d’amours, jp. 345] Pour Dieu, laissez voir vostre orine ;
CHARLES D'ORLÉANS
On vous trouvera medecine Qui briefment vous fera secours. 4
Trop tost, oultre le commun cours, Vous bat le cuer en la poictrine :
Puis qu’estes [en chaleur d’amours Pour Dieu, laissez veoir vostre orine.] | 8
La fievre blanche ses sejours A fait: se voulez que termine Et que plus ne vous soit voisine, Repousez vous pour aucuns Jours, Puis qu’estes [en chaleur d’amours.] 13
CEXI
AINT Valentin, quant vous venez [p. 344:
En Karesme au commancement, Receu ne serez vrayement Ainsi que acoustumé avez. 4
Soussy et Penance amenez :
Qui vous recevroit lyement, Saint Valentin, [quant vous venez En Karesme au commancement ?] 8
Une autresfoiz vous avancez Plus tost, et alors toute gent Vous recuilliront autrement ; Et pers a choysir amenez, Saint Valentin, [quant vous venez !] 13