RONDEAUX, CLIII, 3 — CLVI
N vivant en bonne esperance, [p. 338] Sans avoir desplaisance, ou dueil, Vous aurez brief, a votre vueil, Nouvelle plaine de plaisance. 4
De guerre n’avons plus doubtance.
Mais tousjours gracieux acueil, En vivant [en bonne esperance, Sans avoir desplaisance, ou dueil]. 8
Tous nouveaulx revendrons en France, Et quant me reverrés a l’ueil, Je suis tout autre que je sueil ; Au mains j'en fais la contenance, En vivant [en bonne esperance.] 13
Orlians a Cecille.
OSTRE esclave et serf, ou que soye, [p. 339] Qui trop ne vous puis mercier, Quant vous a pleu de m'envoyer Le don qu’ay receu a grant joyel 4
Tel que dy et plus, se povoye, Me trouverés, a l’essaier, Vostre esclave [et serf, ou que soye, Qui trop ne vous puis mercier.] 8
CHARLES D'ORLÉANS
Paine mectray que brief vous voye, Et toust arez, sans delaier, Chose qui est sus le mestier, Qui vous plaira ; plus n’en diroye.
Vostre esclave [et serf, ou que soye.] 13 .
ELLEMENT quellement [p. 340]
Me faut le temps passer, Et soucy amasser Maintesfoiz, mallement. 4
Quant ne puis nullement Ma fortune casser, Tellement [quellement Me faut le temps passer]. 8
J'iray tout bellement, Pour paour de me lasser, Et sans trop m'en lasser Ou monde follement,
Tellement | quellement.] 13 tout bon compte revenir [p. 341]
Couvendra, qui qu’en rie ou pleure; Et ne scet on le jour, ne l’eure ; Souvent en devroit souvenir. 4