‹ Poésies éditéesChapitre 58 sur 183 · RONDEAUX, CLXXVII, $ — CLXXX · texte numérisé non relu

RONDEAUX, CLXXVII, $ — CLXXX

C’est grant pitié de veoir Mon cueur qui s’en desconforte.

Je m'abille de la sorte Que doy, pour faire devoir ; Pour ce [que Plaisance est morte, Ce May, suis vestu de noir.]

Le temps cez nouvelles porte, Qui ne veult deduit avoir, Mais par force de plouvoir, Fait dez champs clorre la porte, Pour ce [que Plaisance est morte.]

Dieu ! qu’il m'anuye, Helas ! qu’esse cy ?

Demourray je ainsi En merencolie ?

Qui que chante ou rie, J'ay tous jours soussi.

À Dieu ! [qu’il m'anuye Helas ! qu’esse cy?]

Penser me guerrie, Et Fortune aussi, Tellement et si Fort que hé ma vie.

A Dieu! [qu’il m'anuye!]

CHARLES D'ORLÉAXS

I pris, ci mis,

Trop fort me lie

Merencolie, De pis en pis.

Quant me tient pris

En sa baillie, Ci pris, {ci mis, Trop fort me lie.]

Se hors Soussis Je ne m’alie À Chiere lie, Vivant languis, Ci pris, [ci mis.]

T de cela, quoy ?

4 Se Soûssi m’assault, À mon cueur n’en chault,

N'aussi peu a moy.

Comme j'aperçoy,

Courrous riens n’y vault.

Et de [cela, quoy Se Soussy m’assault ?]

RONDEAUX, CLXXXI, I — CLXXXIVN, 4 395

Par luv je reçov Souvent froit et chault, Puisqu’estre ainsi fault, Remede D'VY vor ;

Et de ‘cela, quor ?! 15 CLXXXH T de cela, quoy ? pe 370.

En ce temps nouveau, Soit ou laid, ou beau, Il m'en chault bien pox. 4

Je demourrar quor En ma vielle peau; Et de {[cela, quov En ce temps nouveau ?] 8

Plusieurs, comme vo, Ont des poiz au veau; Je mettrayv mon seau Qu'’ainsi je le croy;

Et de [cela, quov ?] 13 E trouveray je ja mais [p. 371]

Un loyal cueur joint au mien, À qui je soye tout sien, Sans departir desormais ? 4

CHARLES D'ORLÉANS

D’en deviser par souhais, Souvent m'y esbas ; et bien, Le [trouveray je ja mais Ung loyal cueur joinct au mien?

Autant vault se je m’en tais, Car certainement je tien Qu'il ne s’en fera ja’rien ; En toute chose a un mais :

Le trauveray [je ja mais ?]

L me pleust bien, (Se tour il a) Quan me moustra Que estoit tout mien.

Par son maintien Tost me gaigna; Il me [pleust bien, Se tour il a.]

Sans dire rien, Mon cueur pensa, Et ordonna Qu'il seroit sien :

Il me pleust {bien.]

N mon cueur cheoit, Et la devinoye,

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