RONDEAUX, CLXXXVII, 1 — CXCI
Se jamais plus sont tieulx Encontre mon vouloir,
Sur eulx, et main et. soir, ; Crieray, jusques aux cieulx, Vengence {de mes yeulx.] 13 "\ SPOIR ne me fist oncques bien, [p. 377]
Souvent me ment pour me complaire Et assez promet sans riens faire, Dont a lui peu tenu me tien. 4
En ses dis ne me fie,en rien.
Se Dieu m'aist, jé ne m’en puis taire, Espoir ne [me fist oncques bien, Souvent me ment pour me complaire.] 8
Quant Confort requerir lui vien Et cuide qu’il le doye faire, Tousjours me respont au contraire, Et me-hare Reffus son chien.
Espoir ne [me fist oncques bien.] 13
EST par vous seullement, Fiance, f[p. 374] Qu'’ainsi je me treuve deceu ;
Car, se par avant l’eusse sceu, Bien y eusse mis pourveance. 4
CHARLES D'ORLÉANS
Auffort, quant je suis en la dance, Puis qu’il est trait, il sera beu :
C'est par vous [seullement, Fiance, Qu ainsi je me treuve deceu.] 8
Je doy bien haïr l’acointance Du premier jour que vous ay veu, Car prins m'avez au despourveu; Nul n’est trahy qu’en esperance; C’est par vous [seullement, Fiance.] 13
AR vous, Regard, sergent d'Amours, [p. 379] Sont arrestez les povres cueurs,
Souvent en plaisirs et doulceurs,
Et maintes foiz tout au rebours. 4
Devant les amoureuses cours, Les officiers et gouverneurs, Par vous, Regard, sersent d’Amours, Sont arrestez les povres cueurs.] 8
Et adjournez a trop briefz jours, Pour leur porter plus de rigueurs, Comme subgietz et serviteurs, Endurent mains estranges tours,
Par vous, [Regard, sergent d’Amours.] 13 CXCII | AYÉS selonc vostre desserte [p. 380]
Puissés vous estre, faulz trompeurs !