RONDEAUX, CXCI, $ — CXCIV
Au derrenier dez cabuseurs Sera la malice deserte. 4
D’entre deus meurez une verte Vous fault servir, pour voz labeurs.
Payez [selonc vostre desserte Puissés vous estre, faulz trompeurs !! 8
Vostre besongne est trop ouverte, Ce n’est pas jeu d’entrejetteurs ; Aux eschés s’estes bons joueurs, Gardés l’eschec a descouverte :
Pavez ‘selonc vostre desserte.] 13
oRT de moy ! vous y jouez vous p.381!
Avec Dame Merencolye!
Mon cueur, vous faictes grant folye!
C’est la nourice de Courroux. 4
Ung baston qui point a deux boutz Porte, dont elle s'escremye.
Mort de moy! vous y jouez vous Avec Dame Merencolve !] 8
Je tiens saiges toutes et tous Qui eslongnent sa compaignie ; Saint Jehan! je ne m'y mectray mye, Que je m'y boutasse a quans coups, Mort de moy ! ;vous y jouez vous!] 13
102 CHARLES D'ORLÉANS
LLEZ, allez, vielle nourice [p. 382] De Courroux et de Malle Vie, Rassoutée mere Ancolye, Vous n’avez que deul et malice. 4
Desormés plus n’aurez office Avec mon cueur, je vous regnyÿe :
Allez, allez, [vielle nourice De Courroux et de Malle Vie!] &
Pour vous n’y a point lieu propice, Confort l’a prins, n'en doubtez mye, Fuyez hors de la compaignie D’Espoir ; faiz nouvel ediffice :
Allez, allez, [vielle nourice!] 13
ous ne tenez compte de moy, [p. 383] Beau Sire, mais qui estez vous ?
Voulez vous estre seul seur tous, Et qu'on vous laisse tenir quoy ? | 4
: Merencolye suiz et doy,
En tous faiz, tenir l’un des boutz :
Vous ne tenez [compte de moy,
Beau Sire, mais qui estez vous ?] 8
Se je vous pinsse par le doy, Ne me chault de vostre courroux,