‹ Poésies éditéesChapitre 64 sur 183 · RONDEAUX, CCI, I — CCV · texte numérisé non relu

RONDEAUX, CCI, I — CCV

Acquitté me suis, comme doy, -Il a ja plusieurs ans passés,

Sans avoir mez gagez cassés.

— Bien avez servi, sur ma foy.

[Hau] ! guette, [mon euil ? — Et puis quoy!] 13 UE nous en faisons [p: 391]

De telles manieres, Et doulces, et fieres, Selon les saisons! 4

En champs, ou maisons, - Par bois et rivieres, Que nous [en faisons De telles manieres !| 8

*. Ung temps nous taisons, Tenans assez chieres Nos joyeuses chieres, Puis nous rapaisons.

Que nous [en faisons !] 13 Clermondois.

ut veulst acheter de mon dueil ? [p. 393]

D’en avoir trop, las ! je me vante, Car ma povre vie doulante

© N'en peut plus, non fait pas mon vueil. 4

CHARLES D'ORLÉANS

Partout ou je vois, mon requeil Est si piteus, et mon atante !

Qui veulst [acheter de mon dueil ?

D'en avoir trop, las ! je me vante.] 8

Que j'aye ung petit bon aqueil, Au commancement de ma vante, Et puis aprés, se jamais hante Amours, c'on me cresve ce hueil !

Qui veulst |acheter de mon dueil ?] | 13

À J ENDEZ autre part vostre dueil, [p. 392] Quant est a moy, je n’en ay cure;

À grant marché, oultre mesure, | J'en ay assez contre mon vueil. 4

Ja n’entrera dedens le sueil De mon penser, je le vous jure; Vendez [autre part vostre dueil, Quant est a moy, je n’en ay cure.] 8

Desconforté, la lerme a l’ueil, Ailleurs quiere son avanture, Plus ne vous mene vie dure!

Puisque mal vous fait son acueil, Vendez [autre part vostre dueil !] 13

AIS que vostre cuer soit mien, [p. 395] Ne doit le mien estre vostre ?

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