RONDEAUX, CCV, 5 — CCIX
— Que vous semble ? diz je bien ?
— Vray comme la Patenostre, Mais que {[vostre cuer soit mien.] 7
Content et joyeux m’en tien, Foy que doy saint Pol l’Apostre, Je ne desire autre rien, Mais que [vostre cuer soit mien.] | 12
our Dieu! boutons la hors [p. 396] Ceste Merencolie Qui si fort nous guerrie Et fait tant de grans tors. 4
Monstrons nous les plus fors, Mon cuer, je vous en prie.
Pour Dieu ! [boutons la hors {[Ceste Merencolie.|) 8
Trop lui avons amors D’estre en sa compagnie, Ne nous amusons mie
À croire ses rappors,
Pour Dieu ! [boutons la hors.] 13 QUITEZ Vostre conscience, [p. 397]
Et gardez aussi vostre honneur, Ne laissez mourir en douleur Ce qui avoir vostre aide pense. 4
Puis que avez le povoir en ce De l’ayder, par grace et doulceur, Aquittez [vostre conscience Et gardez aussi vostre honneur.]
On criera sur vous vengence, Se souffrez murdrir en rigueur, Ainsi a tort, ung povre cueur ; Assez porte pascience :
Aquictez | vostre conscience. |
E trucheman de ma pensee Qui est venu devers mon cueur, De par Reconfort, son seigneur, Lui a une lectre aportee.
Puis a sa creance contee, :
Eu langaige plain de doulceur, Le trucheman de ma pensee Qui est venu devers mon cueur.|
Responce ne lui est donnee, Pour le present, c’est le meilleur ; Il aura, par conseil greigneur, Son ambassade despeschee,
Le trucheman [de ma pensee.]
Il E trucheman de ma pensee,
Qui parle maint divers langaige,