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LL Jor je jugé,a mon entendement, Que quelquefoiz j'aroye advencement, Vous remoustrant ma tresgrant loyaulte, Et que de biens j'aroye a grant plante ; Cela je creu, des le commancement,
Prophetiant {de vostre advenement.] 15.
Fraigne. [p. 516]
[M |: oueil, je te prie et requier
J Que tu n'ayes plus en pensee
D'aler veoir ma tant desiree,
Ou lu me maiz en grant denvier. 4
[El]: si te dy, pour habergier Que c'est ma mort toute juree, Mon oueil, [je le prie et requier !] =
[Quant lu la verras au moutier, Ou quelque part a la passee,
Ne le mez pas en sa visee :
Car perilleux est tel archier,
Mon oueil, [je te prie et requier !] | 12 Orleans. [2. 5171
P OUR Dieu, faictes moy quelque bien, Veu que m'a desrobé Veillesse,
Plaisance ; car, en ma jeunesse, Savez que vous amoye bien. 4
Pour vous n'ay espargnay du myen,
Or suis pouvre, plain de foiblesse :
Pour Dieu, [faictes moy quelque bien,
Veu que m'a desrobé Veillesse.] 8
[D Jevoir ferez, comme je tien, Car j'ay despendu a largesse, Pieça, mon tresor de lyesse ; Et maintenant je n’ay plus rien.
Pour Dieu, [faictes moy quelque bien !] 13 Orleans. | [p. 517]
| EST la prison Dedalus
[C.] Que de ma merencollie,
Quänt je la cuide fallie,
G'i rentre de plus en plus. 4
[A Jucunes foiz, je conclus,
D'i bouter Plaisance lie :
C'est la prison [Dedalus !
Que de ma merencollie.] 8
[O Incques ne fut Tantalus
En si trespeneuse vie,
Ne, quelque chose qu’on die,
Chartreux, hermite, ou reclus :
C'est la prison [Dedalus !] 1; Chaïles d'Orléans. 35
CHARLES D'ORLÉANS
Anthoine de Cuise, [p. sr]
a mort, belas !
Veu que je suis de vivre las,
Que ne lens tu vers inoy tes las, Pour abreger mon infortune, 4 Ausy pour montrer a Fortune, | Qui me fortune, La puissance que sur elle as ! 7
Fay lon effort el sy l'avance :
Muis, pour Dieu, que ce soit avant ce Que je m'ocys de mes mains ! ro
Monstre ton povoir et sat'ance, Puisque je vueul faire l'avance, Car certes [tu ne pues a mains.] 13
[P Îren les esbas A faire cesser nos desbas, :
Ausy bien sont ce les cabas Que de tousjours trouver rancune ; Tues seule, celle et chascune ; Sans aullre aucune, Par qui tout cesse hault et bas.
Ha ! mort, helas ! 21 CCCCXIHI Anthoine de Cuise. | [p.519]
ar bien celer mains tours divers, Montrant de son vueil le revers, Soubz ung pen de maniere fainte, Avec abstinance contrainte, 4
Sont les segrès d’ Amours ouvers.
Refuz les deffent a travers,
Et ne sont a nulz descouvers,
Que ce ne soit en tresgrant crainte.
Par bien celer mains tours [divers].
Honte les tient clos et covers, Pour les faulx Dangers et pervers, Dont elle a eu reprouche mainte ; Mais pour.venir a nostre atincte, Loyauté nous baille ces vers.
Par bien celer [mains tours divers].
Anthoine de Cuise. | | P
| OO! val oscur, aventureux, Ou les loyaulx cueurs doloreux Des amoureux
Sont condempnez d’user leurs jours,
Er biteux plains et grans clamours, Me tient Ainours, Comme le chief des langoureux.
E: fault qu'avec les maleureux
Par son faulx refuz rigoureux, Plus que poureux,
J'atende la mort a secours,
Ou val obscur, aventureux.
C est le bault gardon dengereux, Ordonné pour moy et pour eulx, Peu savoureux,
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