HYMNE A VÉNUS
Je vois fuir devant toi les vents et les tempêtes;
L’azur éclate sur nos têtes ;
Un jour pur et divin se répand dans les airs.
L’onde avec volupté caresse le rivage ;
Les oiseaux palpitans sous leur toit de feuillage, Célèbrent leurs plaisirs par de tendres concerts.
Des gouffres de Thétis tous les monstres informes Font bouillonner les flots amers Des élans amoureux de leurs masses énormes Les papillons légers se cherchent sur les fleurs ,
Et par un doux hymen confondent leurs couleurs. L’aigle suit dans les cieux sa compagne superbe:
Les serpens en sifflant s’entrelacent sous l’herbe :
Le tigre dévoré d’une indomptable ardeur ,
Terrible, l’œil sanglant et la gueule écumante , Contemple, en rugissant d’amour et de fureur,
La sauvage beauté de son horrible amante.
fout ressent de Vénus la puissante chaleur;
lout produit: les vallons, les fleuves, les montagnes.
La rose se parfume et le chêne verdit ;
Au fond de l’Océan la perle s’arrondit ,
Et les palmiers en fleurs fécondent leurs compagnes.