VERSAILLES
En fertilisant ces campagnes.
Un fleuve obéissant a franchi des montagnes Pour offrir son tribut au plus fier de nos rois;
Comme dans les jeux du théâtre,
Soigneux de présenter mille aspects differens, Tantôt c’est un torrent que presse un lit d’albâtre • Tantôt , pour réfléchir des traits que j’idolâtre ,
Il étend le miroir de ses flots transparens ;
Son onde te poursuit en ruisseaux divisée :
Elle éblouit tes yeux de ses jets éclatans ,
Etincelle dans l’air, et, tombant en rosée r Brille sur tes cheveux flottans.
Lebrun a peint sur ces portiques Et les amours des dieux et les horreurs de Mars;
Pour admirer ces lambris magnifiques Il a vu s’arrêter Luxembourg et Villars.
O chels-d œuvre divins! quel nouveau Praxitèle Anima dans ces lieux et le marbre et l’airain ?
Des Muses la troupe immortelle Semble servir encor son jeune souverain ;