‹ Poësies et messéniennesChapitre 25 sur 39 · VERSAILLES · texte numérisé non relu

VERSAILLES

En fertilisant ces campagnes.

Un fleuve obéissant a franchi des montagnes Pour offrir son tribut au plus fier de nos rois;

Comme dans les jeux du théâtre,

Soigneux de présenter mille aspects differens, Tantôt c’est un torrent que presse un lit d’albâtre • Tantôt , pour réfléchir des traits que j’idolâtre ,

Il étend le miroir de ses flots transparens ;

Son onde te poursuit en ruisseaux divisée :

Elle éblouit tes yeux de ses jets éclatans ,

Etincelle dans l’air, et, tombant en rosée r Brille sur tes cheveux flottans.

Lebrun a peint sur ces portiques Et les amours des dieux et les horreurs de Mars;

Pour admirer ces lambris magnifiques Il a vu s’arrêter Luxembourg et Villars.

O chels-d œuvre divins! quel nouveau Praxitèle Anima dans ces lieux et le marbre et l’airain ?

Des Muses la troupe immortelle Semble servir encor son jeune souverain ;

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