HÉ CUBE
Que Pergame n’est plus ;
Qu Andromaque gémit dans les fers de Pyrrhus.
POLYXÈNE
Adieu, ma mère! adieu, rivages du Scamandre!
DE L’HECUBE D’EURIPIDE.
Lieux sacrés, où demain reposera ma cendre!
Chers débris d’Ilion, tombeaux de mes aïeux,
Champs où régnait Priant, recevez mes adieux.
Vous, malheureuse Hécube, ô vous dont la tendresse Pour un plus beau destin éleva ma jeunesse,
Ma mère, embrassez-moi... pressez-moi dans vos bras... Je vous quitte , il le faut, ne me retenez pas.
De nos derniers tourmens épargnons-nous la vue ,
Votre douleur m’accable, et ma douleur vous tue...