‹ Poésies et œuvres diverses du chevalier Antoine BertinChapitre 16 sur 85 · Idem, liv. II, élégie x · texte numérisé non relu

Idem, liv. II, élégie x

Et les œuvres de Berlin, xxxiii

de la harpe, cet instrument qtte les jolies femmes devraient regretter, tant il faisait valoir les purs contours d'un bras déforme antique, l'élégance d'une taille souple et bien prise, la petitesse d'un pied vif et cambré; c'est vraiment un joli tableau que celui où. Bertin montre Eucharis qui, le soir,

... Prenant sa harpe entre ses beaux genoux, Mêle à ce doux concert sa voix plus douce encore. Que de légèreté dans ses doigts délicats !

Tout l'instrument frémit sous ses deux mains errantes ; £t le voile incertain des cordes transparentes Même en les dérobant, embellit ses appas.

Tel brille un astre pur dans le mobile ombrage^.

André Chènier, plus tard, ne dira pas mieux, et sa Camille n'aura pas un meilleur peintre. Nous ne reproduirons pas ici toutes les scènes touchantes ou voluptueuses que notre poète a encadrées dans ses élégies, et qui sont comme les différents épisodes de cette histoire et amour : la promenade aux Tuileries'^ , le premier baiser ^, le beaupère importun *^ le séjour à Spa, — si funeste à ses amours ^\ — le rival, c'était (lugete, Vénères, Cupidinesque) un financier ^ :

Peux-tu me préférer ce rival orgueilleux Vil suivant de Plutus que l'intérêt dévore.

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