‹ Poesies Fleurs AntillesChapitre 22 sur 40 · UNE FLKUR SUR UN VOLCAN · texte numérisé non relu

UNE FLKUR SUR UN VOLCAN

jJet'ai cueillie, ô fleur, près d'un large cratère,

Au sommet d'un volcan; Là, tu semblais braver les flammes de la terre,

Les coups de l'ouragan.

Le vent froid et glacé passait sur ta corolle,

Sans flétrir sa couleur ;

Le soufre que vomit l'ardente fumerole,

Te laissait sans pâleur.

Un roc géant couvert d'une mousse pourprée,

Etait penché sur toi ; Il semblait menacer ta tôte diaprée...

Tu brillais sans effroi.

Mû Ff.RURS t)KS ANTILLES

Quelquefois sous tes pieds passaient les grands nuaj

Tu contemplais l'azur ; Tu t'épanouissais au-dessus des orages,

En face d'un ciel pur.

Mais ces jours de rayons étaient des jours de fêtes !

Fille des noirs brou illards, Le ciel te réservait plus de sombres tempêtes

Que d'éclatants regards.

Pour toi, pas de baisers des brises odorantes;

Pour toi pas d'oisillons Aux belles plumes d'or; d'abeilles murmurantes,

De brillants papillons ! *

Des parfums repoussants enveloppent ta tige,

Pauvre petit roseau !

Tu restes solitaire; autour de toi voltige

La cendre et non l'oiseau I

Qu'importe que ton front plane au-dessus des vagues,

Au-dessus des grands bois; Que tous les horizons étincelants ou values

Semontrentàlafois!

fcous ta faible racine une lave fermente...

Si le volcan s'ouvrait, Ton destin serait court, petite fleur charmante!

Il te consumerait I

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