‹ Poesies Fleurs AntillesChapitre 28 sur 40 · IR BANANIER · texte numérisé non relu

IR BANANIER

En butte aux violents assauts.

Biles supportent les oiseaux»

Marins agiles !

Qusnd son jardin, son paradis,

. Désastre gravo |

N'était semé que de débris, Ouragans, vous étiez maudits

Bu pauvre esclave I ♦

Mais la plante a des rejetons,

Mère féconde!

Ils vont grandir aux chauds rayons, Et bientôt suspendre h leurs fronts

La grappe blonde 1

Ils auront le même destin .

L'éclat, la vie, Et sur leurs feuilles de satin, Une perle, chaque matin,

Au ciel ravie i

Ils auront des zéphyrs constants,

Musique, ombrage, Et des colibris éclatants.,.

Et puis viendra le sombre temps,

Et puis l'orage...

Bananiers, partout vous croissez,

Près des montagnes,

FLfiUBS ORS ANTILLES

Aux bords des courants amassés Et des mers ; vous embellissez

Cités, campagnes.

Bananier, à toi fruits et fleurs,

Fougue, abondance, Et l'harmonie et les couleurs, À toi les feux de Paube en pleurs,

A toi la danse I

C'est toi, sans doute, au vertÉden »,

Qui charmas Èvel

premier jardin, Tu fixes à notre destin,

L'amour, le rêve!..,

Que le tropique, de t'avoir,

S'enorgueillisse I De l'homme blanc, de l'homme noir, Des petits oiseaux, toi l'espoir,

Toi la nourrice !..

* L'opinion, dans les colonies, est que le fruit du bananier fut celui qui tenta Eve dans le paradis terrestre.

LA 3AMB0ULA

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