LE DÉPART
Sur ïo<黫, tfi février
t f Oh ! l'absence est cruelle...
Le jour où mon vaisseau, Aux vents ouvrit son aile, Ainsi qu'un grand oiseau :
Le jour où sur la lanm Je me sentis rouler...
Ce qu'éprouva mon âme, Faut-il le rappeler?...
Quitter, quitter la France, Ses plus chères amours, C'est vouloir la souffrance, Et c'est fuir tes beaux jours !
FLEURS îlES ANTIM.KS
Quand disparut la terre, Nuage à l'horizon, Je luis dis : 0 ma mère t.. .
Je perdis la raison!...
Je cherchais ma charmille, Mon toit que Dieu btfnit.
Et mon fils et ma fille»
Abrités dans ce nid !
Je cherchais une tombe...
Celle où ma mère dort!...
Que sur sa pierre tombe, Soleil, ton reflet d'or!
Plus d'un ami sincère, Là-bas, me dit adieu...
Sur mon cœur je le serre. . .
Je le confie à Dieu !
Et toi, France chérie !
Oh ! d'ici mon retour, Redeviens la patrie Qu'illumine un grand jour !
J'admirè la vaillance De tes hardis soldats ; Mais sois encor la France Des éloquents débats t
t.K DÉPART
La Franco où Ton voit naître I/idée on jets si beaux ; Lumière qui pénètre Jusqu'au sein des tombeaux !
Cette France féconde En génie, en clarté, Promenant sur le monde Sa sœur, la Liberté !
Oh ! de ce sol de flamme, Que ne puis-je approcher !
Voir la première lame, Sur le premier rocher !...
Km brasser cette grève. . .
Sur cette herbe m'asseoir !...
— Ce ne peut être un rêve ! ~- Adieu, Franco, au revoir !...