AU SOLEIL DU TBOPIQUK
Je te salue, astre aux reflets brûlants, Qui sème d'or les flots étincel an ts 1 Je te salue I.., Au jour de mon enfance, Tu répandis sur moi ta bienfaisance l Un baau rayon de ton diyqurç vermeil, Sur mon berceau vint briller, 6 soleil l
Du feu divin que ton foyer recèle, Dans mon esprit jaillit une étincelle, Et tu me dis, en frappant mon cerveau, Petite fleur, éclose en ce berceau :
« Reçois en don, le jour de ta naissance, Un souvenir de ma munificence.
Je te remplis d'un parfum enivrant I De jour en jour ce parfum s'épurant,
1*1 fclîRS l»KS ANTILLES
Embaumera ton existence entière !
Fils de l'esprit, tu fuiras la matière !
Toujours ton ame, ayant 'soif d'idéal,
Dans le rayon, dans le ilôt de cristal,
Ira puiser l'ivresse poétique !.,. »
— Je te salue, 6 soleil du tropique !
Je suis ton flls ; sur cette immensité
Tu rayonnas de toute éternité !
Dans tous les temps, des vapeurs de cotte onde
Tu t'abreuvas, à lumière féconde !
Kt ces vapeurs, voyageant dans les airs,
Ont a leur tour abreuvé les déserts !
Chaque matin, sur la masse liquide,
Tu viens répandre une aurore splendide
Dont s'embellit le nuage empourpré,
La blanche écume et le flot azuré !
Le soir surtout ta splendeur est sublime,
Quand tu descends dans le profond abtme,
Pour t'endormir dans le sein du couchant.
La tiède brise entonne un petit chant,
Auquel répond la lame caressante ;
La vaste mer montre resplendissante
Sa belle face où Paloyon s'endort ;
Des lacs d'azur et des montagnes d'or.
Sur l'horizon, transformant les nuages,
Ont dessiné d'éclatants paysages,
Et l'œil discerne un golfe, des détroits,
Des pics aigus, des rochers et des bois ;
Et dans ces bois, du sommet d'une pente,
AU SOr.BU. PU TUOFIQUB
Semble courir un chemin qui serpente,
Polit chemin semé de diamants ;
Fait pour les Dieux ou bien pour les amants!
L'amour contient uno flamme suprême
Qui nousôlôve... on est Dieu quand on aime t
Comme on grandit, en voyant ta beauté,
Astre divin ! — Par le rôve emporté,
L'esprit alors parcourt le vaste espace ;
Il vole a Dieu qu'il poursuit, qu'il embrasse,
Et qu'il voudrait aspirer tout entier :
Il sent le feu de l'éternel foyer,
11 boit la vie où la vie a sa source...
Dieu c'est le but, c'est la fin do la course!...
Sur mer, te I nm% \HQ.
MON NAVIHH