MON NAVIRE
Un jour que fièrement sa tôfco So dressait vers les vastes cioux, L'Océan livre a la tempête Son élément capricieux.
Dans leur antre les vents gémissent, Puis sifflent; Pair en tressaillit ; Toutes les vagues en frémissent ; L'écume en poussière jaillit.
Pauvre navire qui me portes Vers de resplendissants climats, Vaincras-tu des lames si fortes, Presque aussi hautes quo tes mats?
La rafale emplit tes cordages De sons aigus et discordants.,.
Partout ïa mer, point de rivages.., Horizons noirs et flots grondants.
J'entends la voix du capitaine...
Les matelots, à pas pressés, Vont de la poupp h la carêne, Hardis et pourtant harassés...
La vague emporte la chaloupe, Elle ébranle le gouvernail...
Vite à la pompe/ allez en troupe...
L'eau gagne par un soupirail. ...
PL SURS DES ANTILLES
Les requins attendent leur proie.., L'abîme est donc ouvert pour nous — TJn rayon ramène la joie ; Chacun le bénit à genoux I
Mon navire a repris l'allure ; ■— Au loin court le noir tourbillon ; Il se pare de sa voilure»
Kt trace son léger sillon,
Il rencontre en chemin Madère, Kt lui donne un rapide adieu ; Il va chercher une autre terre, A travers le tropique en feu.
Il fuit les plages africaines; Sous un firmament sans pareil, Assiste aux belles nuits sereines, Aux brillants couchers du soleil !
Il voit des eaux resplendissantes, • Cristal pur rempli de chansons !
Des galères éblouissantes Et les plus splendides poissons.
Mer îles Antilles, il sillonne Ton étincelant Archipel; Vertes lies, il se couronne De vos arbres touchant au ciel.