‹ Poésies (volume 2)Chapitre 7 sur 36 · LE CABARET · texte numérisé non relu

LE CABARET

A Léon Valade.

Dans le bouge qu'emplit l'essaim insupportable ■ Des mouches bourdonnant dans un chaud rayon d'août, j

L'ivrogne, un de ceux-là qu'un désespoir absout, i

Noyait au fond du vin son rêve détestable. i

Stupide, il remuait la bouche avec dégoût, ,

Ainsi qu'un bœuf repu ruminant dans l'étable. 1

Près de lui le flacon, renversé sur la table, ]

Se dégorgeait avec les hoquets d'un égout. '

2S Le Reliquaire.

Oh ! qu'il est lourd le poids des têtes accoudées

Où se heurtent sans fin les confuses idées

Avec le bruit tournant du plomb dans le grelot !

Je m'approchai de lui, pressentant quelque drame, Et vis que dans le vin craché par le goulot Lentement il traçait du doigt un nom de femme.

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