Les Mois
Chez moi, ce spleen a trop duré, Et quand je voyais dans les nues Les hirondelles revenues, Chaque printemps, j'ai bien pleuré.
Mais, depuis que toute ma vie A subi ton charme subtil.
Mignonne, aux promesses d'Avril Je m'abandonne et me confie.
Depuis qu'un regard bien-aimé A fait refleurir tout mon être, Je vous attends à ma fenêtre, Chères voyageuses de Mai.
Venez, venez vite, hirondelles, Repeupler l'azur calme et doux, Car mon désir qui va vers vous S'accuse de n'avoir pas d'ailes.