‹ PoésiesChapitre 44 sur 59 · Les Mois · texte numérisé non relu

Les Mois

Chez moi, ce spleen a trop duré, Et quand je voyais dans les nues Les hirondelles revenues, Chaque printemps, j'ai bien pleuré.

Mais, depuis que toute ma vie A subi ton charme subtil.

Mignonne, aux promesses d'Avril Je m'abandonne et me confie.

Depuis qu'un regard bien-aimé A fait refleurir tout mon être, Je vous attends à ma fenêtre, Chères voyageuses de Mai.

Venez, venez vite, hirondelles, Repeupler l'azur calme et doux, Car mon désir qui va vers vous S'accuse de n'avoir pas d'ailes.

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