‹ PoésiesChapitre 132 sur 189 · QUI FUI DANS LA SC1TE ÉVEQEE DE MARSEILLE. I LE MARI PARLE · texte numérisé non relu

QUI FUI DANS LA SC1TE ÉVEQEE DE MARSEILLE. I LE MARI PARLE

Celle qu'avoit hymen à mon cœur attachée , Et qui fut ici-bas ce que j'aimai le mieux , Allant changer la terre à de plus dignes lieux , Au marbre que tu vois sa dépouille a cachée.

Comme tombe une fleur que la bise a séchée , Ainsi fut abattu ce chef-d'œuvre des cieux ; Et depuis le trépas qui lui ferma les yeux, L'eau que versent les miens n'est jamais étanchée.

Ni prières ni vœux ne m'y purent servir ; La rigueur de la mort se voulut assouvir, Et mon affection n'en put avoir dispense.

Toi , dont la piété vient sa tombe honorer, Pleure mon infortune; et, pour ta récompense, Jamais autre douleur ne te fasse pleurer.

I. Fils de M. de Pommeuse-I'uget, trésorier de l'Épargne. Edit.

ÊPIGRAMME

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