‹ PoésiesChapitre 161 sur 189 · QUI, EN LEUR FAVEUR, ÉTOIENT DESCENDUS DAMS I.'ÎLE DE RÉ · texte numérisé non relu

QUI, EN LEUR FAVEUR, ÉTOIENT DESCENDUS DAMS I.'ÎLE DE RÉ

Donc an nouveau labeur à tes armes s'apprête . Prends ta foudre, Louis, et va, comme un lion, Donner le dernier coup à la dernière tête De la rébellion.

Fais choir en sacrifice au démon de la Fiance Les fronts trop élevés de ces âmes d'enfer, Ft n'épargne contre eux, pour notre délivrance, Ni le feu ni le fer.

Assez de leurs complots l'infidèle malice A nourri le désordre et la sédition; Quitte le nom de Juste, ou fais voir ta justice Fn leur punition.

Le centième décembre a les plaines ternies, Et le centième avril les a peintes de fleurs , Depuis que parmi nous leurs brutales manies Ne causent que des pleurs.

Dans toutes les fureurs des siècles de nos pères, Les monstres les plus noirs firent-ils jamais rien Que l'inhumanité de ces cœurs de vipères Ne renouvelle au tien ?

Par qui sont aujourd'hui tant de villes désertes , Tant de grands bâtiments en masures changés , Et de tant de chardons les campagnes couvertes , Que par ces enragés ?

Les sceptres devant eux n'ont point de privilèges, Les immortels eux-même en sont persécutés; Et c'est aux plus saints lieux que leurs mains sacrilèges Font plus d'impiétés.

Marche, va les détruire, éteins-en la semence, Et suis jusqu'à leur fin ton courroux généreux , Sans jamais écouter ni pitié ni clémence Qui te parle pour eux.

Ils ont beau vers le ciel leurs murailles accroître, Beau d'un soin assidu travailler à leurs forts, Et creuser leurs fossés jusqu'à faire paroître Le jour entre les morts :

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