‹ PoésiesChapitre 164 sur 189 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines En vain dans les combats ont des soins diligents ; Mars est comme l'Amour, ses travaux et ses peines Veulent des jeunes gens.

Je suis vaincu du temps, je cède à ses outrages ; Mon esprit seulement, exempt de sa rigueur, A de quoi témoigner en ses derniers ouvrages Sa première vigueur.

Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore Non loin de mon berceau commencèrent leur cours; Je les possédai jeune, et les possède encore, A la fin de mes jours.

Ce que j'en ai reçu , je te le veux produire ; Tu verras mon adresse , et ton front cette fois Sera ceint de rayons qu'on ne vit jamais luire Sur la tète des rois.

Soit que de tes lauriers ma lyre s'entretienne, Soit que de tes bontés je la fasse parler, Quel rival assez vain prétendra que la sienne Ait de quoi m'égaler?

Le fameux Amphion, dont la voix nonpareille, Bâtissant une ville, étonna l'univers, Quelque bruit qu'il ait eu, n'a point fait de merveille Que ne fassent mes vers.

Par eux de tes beaux laits la terre sera pleine ; Et les peuples du Nil, qui les auront ouïs, Donneront de l'encens, comme ceux de la Seine, Aux autels de Louis.

FRAGMENT

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Enfin mon roi les a mis bas,

Ces murs qui de tant de combats

Furent les tragiques matières; La lîochelle est en poudre, et ses champs désertés

N'ont face que de cimetières, Où gisent les Titans qui les ont habités.

UYKK III. 263

SONNET

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