‹ PoésiesChapitre 174 sur 189 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Ainsi trompé de mon attente, Je me consume vainement, Et les remèdes que je tente Demeurent sans événement.

Toute nuit enfin se termine; La mienne seule a ce destin , Que d'autant plus elle chemine , Moins elle approche du matin.

Adieu donc, importune peste, A qui j'ai trop donné de foi, Le meilleur avis qui me reste , C'est de me séparer de toi.

Sors de mon ame, et t'en va suivre Ceux qui désirent de guérir.

Plus tu me conseilles de vivre, Plus je me résous de mourir.

FRAGMENT

Tantôt nos navires, braves • De la dépouille d'Alger, Viendront les Mores esclaves A Marseille décharger; Tantôt, riches de la perte De Tunis et de Biserte, Sur nos bords étaleront Le coton pris en leurs rives , Que leurs pucelles captives En nos maisons fileront 2.

t. strophe remarquable, dans le vrai goût des anciens. J'aime braves de la dépouille , quoique vieilli. Riches de la perte est une expression heureuse et horatienne; la fin est charmante et bien antique.

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