‹ PoésiesChapitre 180 sur 189 · SUR LA MORT DE SA SŒUR · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE SA SŒUR

En vain, mon Colletet, tu conjures la Parque De repasser ta sœur dans la fatale barque; Elle ne rend jamais un trésor qu'elle a pris. Ce que l'on dit d'Orphée est bien peu véritable; Son chant n'a point forcé l'empire des Esprits , Puisqu'on sait que l'arrêt en est irrévocable. Certes, si les beaux vers faisoient ce bel effet, Tu ferois mieux que lui ce qu'on dit qu'il a fait.

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