‹ PoésiesChapitre 54 sur 189 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

Conforme donc, Seigneur, ta grâce à nos pensées; Ote-nous ces objets qui des choses passées Ramènent à nos yeux le triste souvenir; Et comme sa valeur, maîtresse de l'oiage, A nous donner la paix a montré son courage, F;iis luire sa prudence à nous l'entretenir.

Il n'a point son espoir au nombre des armées ' , Étant bien assuré que ces vaines fumées N'ajoutent que de l'ombre à nos obscurités. L'aide qu'il veut avoir, c'est que tu le conseilles; Si tu le fais , Seigneur , il fera des merveilles , Et vaincra nos souhaits par nos prospérités.

Les fuites des méchants tant soient -elles secrètes, Quand il les poursuivra, n'auront point de cachettes, Aux lieux les plus profonds ils seront éclairés : II verra sans effet leur honte se produire, Lt rendra les desseins qu'ils feront pour lui nuire Aussitôt confondus comme délibérés.

La rigueur de ses lois, après tant de licence, Redonnera le cœur à la foible innocence, Que dedans la misère on taisoit envieillir. A ceux qui l'oppressoient il ôtera l'audace ; Lt sans distinction de i icbesse ou de race , lous df peur de la peine auront peur de faillir.

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