‹ PoésiesChapitre 55 sur 189 · I. Vide ! A. CBENIER · texte numérisé non relu

I. Vide ! A. CBENIER

La terreur de son nom rendra nos villes fortes ' , On n'en gardera plus ni les murs ni les portes, Les veilles cesseront au sommet de nos tours ; Le fer mieux employé cultivera la terre, Et le peuple qui tremble aux frayeurs de la guerre, Si ce n'est pour danser, n'orra plus de tambours.

Loin des mœurs de son siècle il bannira les vices B, L'oisive nonchalance et les molles délices , Qui nous avoient portés jusqu'aux derniers hasards; Les vertus reviendront de palmes couronnées, Et ses justes faveurs, aux mérites données, Feront ressusciter l'excellence des arts.

La foi de ses aïeux , ton amour et ta crainte , Dont il porte dans l'ame une éternelle empreinte, D'actes de piété ne pourront l'assouvir 3 ; Il étendra ta gloire autant que sa puissance, Et n'ayant rien si cher que ton obéissance, Où tu le fais régner, il te fera servir *.

i. Strophe excellente. Le premier vers est plein de sens et d'une expression nervto.se. Le troisième est pittoresque et d'une franchise, d'une pureté et d'une élégance de langage admirables; de même est le suivant. La pensée des derniers est excellente. N'orra n'est pas heureux. A. CHEMEit.

2. Celle-ci n'est pas moins belle et pour le sens et pour tout; peut-être même est-elle plus parfaite comme poésie. La belle image que celle du quatrième vers! Il n'y a rien en notre langue d'un style plus excellent que ces trois derniers vers-là. A. CBENIEB.

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