Divin ! A. CHEMER
3. Au second vers merveille est employé dans son sens primitif d'étonnetnent, connue maraviglia en italien. H faut s'en souvenir et l'imiter; car c'est une vraie richesse de langage. A. Chenier.
4 Voila une strophe divine, pleine de noblesse, de courage, de liberté; d'une force et d'une franchise d'expression qui rend le poète respectable et décèle une grande ame II est beau d'oser écrire à un roi sur ce ton . Mais Henri IV pouvait tout entendre. Il y a d'autant plus de mérite n avoir fait cette strophe, qu'elle renferme une allusion évidente au règne de Henri III V. Chehie».
Mais ce roi , des bons rois l'étemel exemplaire , Qui de notre salut est l'ange tutélaire , L'infaillible refuge et l'assuré secours, Son extrême douceur ayant dompté l'envie, De quels jours assez longs peut-il borner sa vie, Que notre affection ne les juge trop courts?
Nous voyons les esprits nés à la tyrannie, Ennuyés de couver leur cruelle manie, Tourner tous leurs conseils à notre affliction ; Et lisons clairement dedans leur conscience,, Que s'ils tiennent la bride à leur impatience, Nous n'en sommes tenus qu'à sa protection.
Qu'il vive donc, Seigneur, et qu'il nous fasse vivre! Que de toutes ces peurs nos âmes il délivre ; Et rendant l'univers de son beur étonné, Ajoute cbaque jour quelque nouvelle marque Au nom qu'il s'est acquis du plus rare monarque Que ta bonté propice ait jamais couronné !
Cependant son dauphin, d'une vitesse prompte, Des ans de sa jeunesse accomplira le compte; Et suivant de l'honneur les aimables appas, De faits si renommés ourdira son histoire, Que ceux qui dedans l'ombre éternellement noire Ignorent le soleil, ne l'ignoreront pas «.