‹ PoésiesChapitre 59 sur 189 · ETIENNE DE LISLE · texte numérisé non relu

ETIENNE DE LISLE

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Que direz- vous, races futures, Si quelquefois un vrai discours Vous récite les aventures De nos abominables jours?

i. Cette ode est une de celles où Malherbe a mis le plus de cette chaleur et de cet enthousiasme qui constituent le genre lyrique. En général, il en manque. A. Cheniek.

2. Ce de Lisle, se jetant sur le roi comme il passait à cheval sur le Pont- Neuf, le tira par son manteau qu il fit tomber. Il fut pris aussitôt et inuné à la Bastille; mais comme, par ses interrogatoires, il parut aliéné d'esprit, il ne fut point puni. Édit.

Lirez-vous, sans rougir de honte, Que notre impiété surmonte Les faits les plus audacieux Et les plus dignes du tonnerre, Qui firent jamais à la terre Sentir la colère des deux ?

O que nos fortunes prospères ' Ont un change bien apparent!

O que du siècle de nos pères Le nôtre s'est fait différent !

La France , devant ces orages> Pleine de mœurs et de courages Qu'on ne pouvoit assez louer, S'est faite aujourd'hui si tragique , Qu'elle produit ce que l'Afrique Auroit vergogne d'avouer.

Quelles preuves incomparables Peut donner un prince de soi , Que les rois les plus adorables N'en quittent l'honneur à mon roi !

Quelle terre n'est parfumée Des odeurs de sa renommée 2 !

t. On assure que Malherbe lui-même condamnait celte expression. Il avait tort. Racine a dit :

Ont vu bénir le cours de leurs destins prospères.

A. Chenifr.

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