I. La grande galerie du Louvre. ÉDIT
Il se resserra tout à l'heure Au plus bas lieu de sa demeure; Et ses nymphes dessus les eaux , Toutes sans voix et sans haleine , Pour se cacher lurent en peine De trouver assez de roseaux.
La terreur des choses passées A leurs yeux se rameute vaut Faisoit prévoir à leurs pensées Plus de malheurs qu'auparavant ; Et leur étoit si peu croyable Qu'en cet accident effroyable Personne les pût secourir, Que , pour en être dégagées, Le ciel les auroit obligées, S'il leur eût permis de mourir
Revenez, belles fugitives * ;
De quoi versez-vous tant de pleurs ?
Assurez vos âmes craintives,
Remettez vos chapeaux de fleurs.
Le roi vit , et ce misérable ,
Ce monstre vraiment déplorable,
Qui n'avoit jamais éprouvé
Que peut un visage d'Alcide,
t Ceci est charmant , d'un style liais et plein de grâce, et ferait bien plus d'effet, si les strophes qui précèdent peignaient la terreur avec des couleurs plus for tes et plus animées A. Cbenied
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A commencé le parricide,
Mais il ne l'a pas achevé
Pucelles, qu'on se réjouisse ' , Mettez- vous l'esprit en repos; Que cette peur s'évanouisse, Vous la prenez mal à propos; Le roi vit, et les destinées Lui gardent un nombre d'années Qui fera maudire le sort A ceux dont l'aveugle manie Dresse des plans de tyrannie Pour bâtir quand il sera mort.
O bienheureuse intelligente, Puissance quiconque tu sois.
Dont la fatale diligence a Préside à l'empire françois !
foutes ces visibles merveilles De Soins, de peines et de veilles, Qui jamais ne t'ont pu lasser, N'ont-elles pas fait une histoire
t. Cette strophe et la précédente auraient dû être fondues en une. La marche est lente. A. Chejiieu.
2. Le mot fatal est là dans le vrai sens du latin. On ne l'emploie plus ainsi. C'était une richesse véritable. Malherbe l'aimait, fl a dit ailleurs :
Qui ne sait de quelles tempêtes Leur fatale main autrefois, Portant la foudre de nos rois, Des Alpes a battu les tètes?..
fit ailleurs
Par cet espoir fatal. ..