C HEM LU
Qu'en la plus ingrate mémoire L'oubli ne sauroil effacer?
Ces archers aux casaques peintes
Ne peuvent pas n'être surpris,
Ayant à combattre les feintes
De tant d'infidèles esprits.
Leur présence n'est qu'une pompe;
Avecque peu d'art on les trompe.
Mais de quelle dextérité
Se peut déguiser une audace,
Qu'en I'ame aussitôt qu'en la face
Tu n'en lises la vérité?
Grand démon d'éternelle marque ', Fais qu'il te souvienne toujours Que tous nos maux en ce monarque Ont leur refuge et leur secours; Et qu'arrivant l'heure prescrite, Que le trépas, qui tout limite, Nous privera de sa valeur , Nous n'avons jamais eu d'alarmes Où nous ayons versé des larmes Pour une semblable douleur.
Je sais bien que par la justice, Dont la paix accroît le pouvoir,
l Toute cette Un est trop longue, défaut commun à presque toutes les odes de Malherbe, et même de Rousseau. Il est bien difficile de soutenu si long-temps le ton de chaleur et d'enthousiasme qui convient à la lyre.
A Cheniër.