‹ PoésiesChapitre 64 sur 189 · C HEM LU · texte numérisé non relu

C HEM LU

Qu'en la plus ingrate mémoire L'oubli ne sauroil effacer?

Ces archers aux casaques peintes

Ne peuvent pas n'être surpris,

Ayant à combattre les feintes

De tant d'infidèles esprits.

Leur présence n'est qu'une pompe;

Avecque peu d'art on les trompe.

Mais de quelle dextérité

Se peut déguiser une audace,

Qu'en I'ame aussitôt qu'en la face

Tu n'en lises la vérité?

Grand démon d'éternelle marque ', Fais qu'il te souvienne toujours Que tous nos maux en ce monarque Ont leur refuge et leur secours; Et qu'arrivant l'heure prescrite, Que le trépas, qui tout limite, Nous privera de sa valeur , Nous n'avons jamais eu d'alarmes Où nous ayons versé des larmes Pour une semblable douleur.

Je sais bien que par la justice, Dont la paix accroît le pouvoir,

l Toute cette Un est trop longue, défaut commun à presque toutes les odes de Malherbe, et même de Rousseau. Il est bien difficile de soutenu si long-temps le ton de chaleur et d'enthousiasme qui convient à la lyre.

A Cheniër.

Page 1