‹ PoésiesChapitre 74 sur 189 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Pauvre Philis mal avisée, Cessez de servir de risée , Et souffrez que la vérité Vous témoigne votre ignorance , Afin que, perdant l'espérance, Vous perdiez la témérité.

C'est de Glycère que procèdent Tous les ennuis qui me possèdent , Sans remède et sans réconfort.

Glycère fait mes destinées; Et, comme il lui plaît, mes années Sont ou près ou loin de la mort.

C'est bien un courage de glace, Où la pitié n'a point de place, Et que rien ne peut émouvoir ; Mais quelque défaut que j'y blâme , Je ne puis l'ôter de mon ame, Non plus que vous y recevoir.

UnivertffaJ- BJBLJÛTHECA

SONNET

AU ROI HENRI-EE-GRAND '

Je le commis, Destins, vous avez arrêté Qu'aux deux fils de mon roi se partage la terre, Et qu'après le trépas ce miracle de guerre Soit encore effroyable en sa postérité.

Leur courage aussi grand que leur prospérité Tous les forts orgueilleux brisera comme verre; Et qui de leurs combats attendra le tonnerre Aura le cbàtiment de sa témérité.

Le cercle imaginé qui de même intervalle Du Nord et du Midi les distances égale 2, De pareille grandeur bornera leur pouvoir :

Mais étant fils d'un père où tant de gloire abonde, Pardonnez-moi, Destins, quoi qu'ils puissent avoir, Vous ne leur donnez rien s'ils n'ont cbacun un monde.

1. \ l'occasion de la naissante du second liis d'Henri IV, le duc d'Orléans, né le 6 avril 1607 et mort en 1611, le même dont on lit l'épitaphe, liv. 111.

Ldit.

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