‹ PoésiesChapitre 76 sur 189 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

En quel effroi de solitude

Assez écarté Mettrai-je mon inquiétude En sa liberté?

Dieux, amis de l'innocence, Qu'ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?

Les affligés ont en leur peine

Recours à pleuier :

Mais quand mes yeux seroient fontaines, Que puis-je espérer?

Dieux , amis de l'innocence , Qu'ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?

ODE

A M. LE DUC DE BELLEGARDE

GRAND-ÊCOYHl UK FRANCE.

A la fin, c'est trop de silence

En si beau sujet de parler :

Le mérite qu'on veut celer

Souffre une injuste violence.

Bellegarde, unique support

Où mes vœux ont trouvé leur port,

Que tarde ma paresse ingrate,

Que déjà ton bruit non pareil

Aux bords du Tage et de l'Euphrate

N'a vu l'un et l'autre soleil ?

Les Muses hautaines et braves Tiennent le flatter odieux , Et comme parentes des dieux Ne parlent jamais en esclaves ; Mais aussi ne sont -elles pas De ces beautés dont les appas Ne sont que rigueur et (pie glace .

Et de qui le cerveau léger,

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