‹ Poesies fugitivesChapitre 10 sur 59 · LA CALOMNIE · texte numérisé non relu

LA CALOMNIE

\ Ali ' MKME.f ' > ;

Jamais la calomnie en entier ne s’efface : . . .

Toujours de son, venin il reste quelque trace.,

Comme on voit jse souiller d’un suc empoisonné

L’herbe où l’impur.reptile en rampant s est traîné.

Abjecte passion que ce fléau m’explique j . :

Tu réapprends que sont les, amis ici-bas.

Ceshommesqhi m’ont vil, dans ma franchisé antique, Leur ouvrir e,tmon cœur, et ma bourse et mes bras, Faisant siffler sur moi, les serpens de l’erivie Du venin de leur bouche put abreuvé ma vie.

Toi qui lis, cher ami,, jusqu’au fond de mon cœur.

ÉPITRES

Tu sais quel noble feu le pénètre et l’enflamme,

Tu sais que de l’enfance il garda la candeur.

Dis si jamais le fiel est entré dans .mon ame. •

Contré eux, contre personne, on ne tfi’a vu jamais,

De l’épigramme armé repousser une offense. "

En secret je géraisy je’m’éloigne, me tais,'

Je reâte seul... et làse borne, ma vengeance.

J’ai vu dans les transports (ï’un plaisir inhumain , Tenant de mes bienfaits ses .plus puissantes armes , S’essayer contre moi leur main, la même main Dont la mienne eût fait choix pour èssuyer mes larmes. De.leur haine, Ife trait contre moi décpché,

' Soustrait à mes regards, dans mon coéujr s’est caché. Loin d’éux , au -fond des bois, obscure solitude ,

Les regrettant encor, je porterai mes pas:..

M’efforçant d’oublier lé nom de ces ingrats, .

Peüt-être j’oublierai jusqu’à l’ingratitude.

KPITKES.

5 '3«sî**ï «3 ''4~5{*cï"«î «*î««sSh< -cî

Page 1