L’AMOUR DANS' LES. PLANTES
• A LA <MEME
Au doux j#£isir qtii , les entraîne
Les fleurs s’ii#itent tour à tour :
Les vents qui. sillonnent la plaine .
Sont de moitié dans leur amour.
Ces feuilles ne font que paroître ,
Et déjà semblent se chercher.
Le feu caché qui les fait croître , Les dispose à se rapprocher.
Des doux transports de leur tendresse L’élan dans les airs répété ,
Nous rend pensifs avec ivresse
ÉPITRES
Et rêveurs avec volupté.
Si cette branche est balancée ,
G’est qu’amour vient de s’y porter, La feuille à la feuille enlacée
Nous aVértit de Limiter.
Ici , c’est l’oubli d’un parjure Que scelle , en tremblant , la beauté.
Là , p’est le plaisir qui conjure ,
Plus dpux quand il est disputé....!.
Plus loin , c’est l’amouixqui rassure Un cœur par lui-même agité ,
Ou bien la pudeur qui murmure D’un bonheur qui n’a rien coûté. '.
Tout ce concert de la nature Est présidé par la gaîté.
Si , laissant ées. métamorphoses , Vous voulez tout décomposer ,
Si Zéphir caressant les roses A vos yeux peint mal un baiser ,
ÉFITRES.
Écoutez : sur cet arbre même
11 est des plaisirs plus certains.
Voyez ce couple ailé qui s’aime :
De l’amour comptez les larcins I La branche amoureuse qu’il presse Au sein de la félicite , . • %
Porte aux autres son allégresse :
Au loin le feuillage agité Semble obéir à son ivresse Et répondre à sa volupté.
Tout , au battement de son aile , De plaisir frémit à l’entour , >
Et l’arbre entier qui le recèle Est complice de son- amour.
ÉPITRES