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AUJOURD’HUI CHARLES X, ROI DE FRANCE

SB'A'.SA. convalescence.

Ne pleurez plus , tendres amours , •

Aux jeux livrez-vous saüà contrainte

H nous est rendu pour toujours..'.

Aux tristes accen s de la plainte

N’osant donner uto libre.cours,

Ma foible voix sembloit* éteinte , y •

Mais plus, de daijger pour ses jours ,

Et pour ses enfans plus de crainte! .

Oui, ce bienfait nous étoit dû «

ÉPÏTHÈS.

Cl* dépôt si cher de la vie , • :

Ce dépôt qui vous est fendu ,

Ah! prinfe, je vous en supplie, ■Ménagez-le bien désormais, • Pour l’espoir de votre patrie <

Po.ur l’amour de tous les Français. .

Votre existence est Nécessaire'

Au nouveau nœud qui - n6us Unit , A votre fâm i lie. si ekère , , • '

A ce peuple qui vous bénit,

Au repos de l’Europe entière , •

Au bonheur d’un roi- glorieux Qui, de lotisses sujets le père, *

Au milieu dé ce vide affreux A

Qu’apcès plus d’une épreuve amère Le trône laisse entre Vous deux , ,

Sent le besoin impérieux D’aller $ rêveur et solitaire ,

Presser sur son cœur vertueux ,

Plein de sa royale misère, -> -• ’

i’PÏTRES,

Un être franc et généreux Qu’il puisse encor nommer son frère.' A l’état donnant tous vos soins , ’

Jusques à l’aube matinale , ,

Et sans relâche et sans témoins ' . - Prolongeant Une ardeur fatale ,

Vous repoussiez jusqu’aux besoins Qu’exige la nature sage. «. ■ ■

Pour nous travaillez un peu moihs, Vous nous servirez davantage.

Ainsi, pour tout dire en deux mots : .

Plus de ces veilles inhumaines *

Qui , vous privànt d’un doux repos,

D’un feu mortel gonfloient vos veines.

. Par vous , dans nos heureux climats , Que la paix suive l’espérance ? - Que nos politiques débats .* -, ' ‘ .

Trouvent enfin un terme en France ; ’

Et permettez , en récompense ,

Que notre amour seul n’en ait pas.

ÉPITRES

A CLARIGE.

Te souvient-il j ô ma Clarice,

Des premiers transports'de ton cœur, Quand tu me dis, encor novice :

« Je voudrois rêver le bonheur ! »

Et par quel heureux artifice L’amour prolongea ton erreur.

Je te surpris au pied d’un hêtre Où seule, avec lui , tu dormois :

Il me dit que tu le feignois, • \

Mais c’est un indiscret peut-être.

Épiant le moindre soupir , ,

11 est donc un art, tendre amie,

De faire éclore le plaisir

ÈPITRES.

Àix sein d’une nymphe endormie , N’offrant à ses sens enivrés

Que de furtives jouissances , ; ■

Dont elle puisse , par degrés ,

Savourer toutes les nuances.

D’un Sylphe avois-je au mmns les. traits En tes songes si délectable^?

L’œil ouvert voit miteux les objets^

L’œil fermé les voit plus aimables.

Toi, le teint plus frais, plus vermèif, De l’amour tu goûtois le charme Sans perdre celui du sommeil :

Parfois, te livrant sans alarme • >

Au plaisir d’uii demi-réveil .

Que revendiquoit ma tendresse , \ <

Tes'braS, qu’eût fermés la pudeur, • S’ouvroient avec une mollesse, , •* .- Dont Morphée avoit tout l’honneur. - Que de Heurs fraîchement écloses A mes transports toujours nouveaux ,

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