LÀ. MÉLANCOLIE
Air : Femftie sensible, entends-tu le ramage ? -
Des tendres coeurs touchante souveraine ,
Soutien de l’ame , attrait de la beauté ,
' Mélancolie !.. ah ! n’es pas une peine,
Pas n’es plaisir.... mais es la volupté.
Depuis qu’ici d’amour porte la chaîne ,
Plus ne m’est rien richesse ou liberté :
Deviens rêveur , et sens qu’à celte peine Plaisir a dû le nom de volupté.
ROMANCES
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Long— tems bercé d’une espérance vaine ,
Ah ! pour me plaindre, avois trop de fierté.
Ehquoi? je pleure!., oui, sens, malgré ma peine Qu’aux pleurs s’unit secrette volupté.
O mon Emma, dans les bois, dans la plaine,
Je crois te voir toujours à mon côté.
Charme trompeur ! . . mais apprends que ma peine , Quand songe à toi , se change en volupté.
Astre des nuits , ta lueur incertaine,
Douce pâleur de ton disque argenté ,
Émeut mon ame , et, te disant ma peine,
Sens que s’y mêle un peu de volupté.
En m’égarant sur la rive prochaine ,
Au bruit des eaux que me sens transporté !
Tout m’attendrit ô bien étrange peine !
En si beau lieu, peine... c’est volupté.
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iédt b
ROMANCES
T’apercevant de la cime lointaine ,
Vallon chéri que jadis habitai,
Mon coeur te cherche. . . en prolongeant sa peine Ainsi ta vue accroît sa volupté.
Tendre zéphir , à ta mourante haleine
* La feuille tremble... et ce cœur agité
Frémit aussi... ne sais si c’est de peine, Mais crois sentir que c’est de volupté.
Indifférents au penchant qui m’entraîne,
Ne me suivéz dans ce bois écarté ,
M’y trouve heureux... car, pour tantdouce peine, Pas ne voudrois même la volupté.