LA FONTAINE DE VAUCLUSE
* fàiR : Ne Vois-tu pas, jeune irnpnuknt?
Salut, bosquets silencieux '■ >. < .
Ou üamour vrai respiré encore ,
Salut . vallon délicieux *' .
Où retçritjt le nom de Laure ,
Ciel pur, girzoni frais, bords heureux.
Que , par les douif chants de Sa muse , .
Pétrarque a rendus si fameux;
Sous le nom charmant de Vaucluse;
Là , vers de touch'ans souvenirs ’
Ce couple constant rfous r ramène ;
ma . ROMANCES.
Xe cœur jouit de leurs plaisirs,
' Et plus encore de leurs peines. '
Jamais à Laure amour, juré ' •
Par ün faux .serment ne l’abuse :
Pour l’amo.ur c’est un lieu sacré
Que la fontaine de Vaucluse. ,
* Vous qui visitez cè séjour, .. .
• Prisant une fartur légère ,
Songez que du plus tendre amour Un doux regard fut le salaire.
Pour sentir le prix d’un baiser
Qu’à regret la pqdeur refuse , !
La coupe en main venez puiser . A la fontaine de Vauclyse.
A l’ombrage de tes'llerceaux-, -
Dans ton cours que j’aime à te suivre , Pure fontaine... de tes «aux. . V
La constance à longs tptit£ , s’enivre.
Là sou culte se rétablit. .
Pour le parjure plus (Pexeüse.
Bit Sorgue ? èn courroux , l^pgloutit
Au fond des gouffres de Vaucluse. '
Vous qui du puissant dieu d’amour Aimez à suivre la bannière,
Lisez Pétrarque nuit et jour , *
Il nous inspire , il nous éclaire.
De tiédeur , au Pindq approuvé Que son vers brûlant nous accuse !
D’amour vrai le code est gravé :
Au pied des rochers de Vaucluse. .
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ROMANCES
LE RETOUR SUR SOI-mMe.
Air : l)e Céline.
Quel Dieu parle à mon ame émue ?
Est-ce encor l’aîné dus amours ?
Ï1 offre -u u liVret v à ma vue:
C’est le tableau de nos beaux joins.
On m’avait dit que le jeunf âge, •
Etait là saison du bonheur ; .
Le livre s’ouvre... et chaque page Est Consacrée à la douleur.
Hélas ! dis-je, si jeune encore * N’ai-je vécu que pour^^iffrir ? '
ROMANCES
Trêve 'aux ehagrins que^e dévore. G
Cherchons la table du plaisir.
Je vois une' feuille volante. . . *
Et eombieo de signes tfacés D’une nrain débile et tremblante,
Par. mes pleurs étaient effaces!