‹ Poesies fugitivesChapitre 39 sur 59 · LA FONTAINE DE VAUCLUSE · texte numérisé non relu

LA FONTAINE DE VAUCLUSE

* fàiR : Ne Vois-tu pas, jeune irnpnuknt?

Salut, bosquets silencieux '■ >. < .

Ou üamour vrai respiré encore ,

Salut . vallon délicieux *' .

Où retçritjt le nom de Laure ,

Ciel pur, girzoni frais, bords heureux.

Que , par les douif chants de Sa muse , .

Pétrarque a rendus si fameux;

Sous le nom charmant de Vaucluse;

Là , vers de touch'ans souvenirs ’

Ce couple constant rfous r ramène ;

ma . ROMANCES.

Xe cœur jouit de leurs plaisirs,

' Et plus encore de leurs peines. '

Jamais à Laure amour, juré ' •

Par ün faux .serment ne l’abuse :

Pour l’amo.ur c’est un lieu sacré

Que la fontaine de Vaucluse. ,

* Vous qui visitez cè séjour, .. .

• Prisant une fartur légère ,

Songez que du plus tendre amour Un doux regard fut le salaire.

Pour sentir le prix d’un baiser

Qu’à regret la pqdeur refuse , !

La coupe en main venez puiser . A la fontaine de Vauclyse.

A l’ombrage de tes'llerceaux-, -

Dans ton cours que j’aime à te suivre , Pure fontaine... de tes «aux. . V

La constance à longs tptit£ , s’enivre.

Là sou culte se rétablit. .

Pour le parjure plus (Pexeüse.

Bit Sorgue ? èn courroux , l^pgloutit

Au fond des gouffres de Vaucluse. '

Vous qui du puissant dieu d’amour Aimez à suivre la bannière,

Lisez Pétrarque nuit et jour , *

Il nous inspire , il nous éclaire.

De tiédeur , au Pindq approuvé Que son vers brûlant nous accuse !

D’amour vrai le code est gravé :

Au pied des rochers de Vaucluse. .

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ROMANCES

LE RETOUR SUR SOI-mMe.

Air : l)e Céline.

Quel Dieu parle à mon ame émue ?

Est-ce encor l’aîné dus amours ?

Ï1 offre -u u liVret v à ma vue:

C’est le tableau de nos beaux joins.

On m’avait dit que le jeunf âge, •

Etait là saison du bonheur ; .

Le livre s’ouvre... et chaque page Est Consacrée à la douleur.

Hélas ! dis-je, si jeune encore * N’ai-je vécu que pour^^iffrir ? '

ROMANCES

Trêve 'aux ehagrins que^e dévore. G

Cherchons la table du plaisir.

Je vois une' feuille volante. . . *

Et eombieo de signes tfacés D’une nrain débile et tremblante,

Par. mes pleurs étaient effaces!

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